Les outils thérapeutiques

Psychothérapie


Je vous propose une approche psychothérapeutique intégrative, inspirée par la psychanalyse en plusieurs points. Elle a lieu en face-à-face et passe par un échange de paroles, par le fait de vous aider à retrouver et à mettre en mots vos blessures, vos émotions douloureuses mais aussi vos souvenirs heureux et vos désirs profonds pour l'avenir. Il s'agit de construire ensemble un espace d'écoute où vous sentir en confiance, capable d'être plus pleinement vous-même, de vous accepter sans avoir à refouler ou nier qui vous êtes.

En dépit de l'abandon de la technique et de la remise en cause de la théorie, certaines découvertes freudiennes restent actives dans le champ de la psychothérapie, en particulier celle de l’inconscient. Pour résumer, une partie de notre esprit, de notre psyché, nous est inconnue. Nous ne sommes conscients que d’une infime part de nos sensations, de nos souvenirs, de nos rêves. Selon les mots de Freud, « le Moi n’est pas maître en sa demeure ». La vraie nature de nos émotions et de nos jugements nous échappe souvent, ce qui amène à des aménagements avec la réalité. Cela donne lieu à des symptômes névrotiques, des inhibitions, de l’angoisse. Le travail du psychanalyste va être de faire émerger les représentations et affects refoulés, il suit la règle de l’attention flottante et de la neutralité bienveillante, où il s’engage à écouter sans jugement tout ce qui peut venir de son patient. Ainsi il peut entendre les mots signifiants, les traces du refoulé, les affects sous-jacents, les fantasmes, les positions infantiles, en une sorte de « rêve » partagé, un dialogue entre les inconscients. Ainsi peu à peu l’individu retrouve une plus grande unité entre conscient et inconscient, et les symptômes mis en place comme compromis ne sont plus nécessaires à son fonctionnement psychique, amenant la guérison comme nouvel équilibre.




Hypnose thérapeutique selon Milton Erickson


L’hypnose est une pratique merveilleuse et encore mal connue en France. Elle fascine autant qu'elle fait peur, souvent pour de mauvaises raisons. J'annonce tout de suite la couleur, il ne s'agit pas d'un pouvoir magique ni d'un abandon total dans les mains de l'hypnotiste comme en spectacle, et heureusement. Par contre, l'hypnose est un état naturel, inné, que l'on peut apprendre à induire et à utiliser à des fins souhaitées. Elle redonne à l'individu qui s'y plonge la possibilité de remodeler ses croyances et de dépasser ses blocages, de puiser dans les ressources cachées qu'il porte en lui, souvent sans le savoir.

Je l'utilise en première intention pour des demandes spécifiques portant sur le changement d'un comportement gênant ou pour remédier à un état psychosomatique insatisfaisant. Cela peut aller de troubles alimentaires à une addiction tabagique en passant par des inhibitions diverses, sexuelles, professionneles ou sociales.

Parfois elle est utilisée dans le cours d'une psychothérapie ou d'un traitement de fond, pour se remémorer de manière plus vive certains souvenirs, pour laisser résonner une envie de changement, ou pour induire de nouvelles sensations qui vont venir libérer quelque chose d'inattendu en soi. Le grand psychiatre américain Milton Erickson y voyait un "climat favorable au changement".

Soeur aînée de la psychanalyse, l'hypnose reconnaît également l’existence d’un processus de pensée inconscient. Néanmoins à l’inverse de Freud, Erickson n’y voit pas le lieu du refoulement, mais le « réservoir des ressources ». C’est la part de soi qui reçoit d’innombrables impressions diffuses, ayant acquis des connaissances et réalisé de multiples apprentissages pour mieux les oublier et les intégrer par la suite. Après avoir été appelée transe, magnétisme animal ou somnambulisme au fil des siècles, l’hypnose est connue de nos jours comme un "état modifié de conscience". Cette définition n’explique pas sa nature. La transe est une manière d’être au monde à la fois naturelle et transformée, renouvelée.

Le Dr Léon Chertok en parlait comme du « quatrième état » de conscience, après la veille, le sommeil et le rêve. Puis François Roustang l’a baptisée « veille paradoxale », en miroir avec le sommeil paradoxal profond, producteur de rêves. D’ailleurs dans la mythologie grecque, Hypnos était le dieu des songes… Certaines recherches neuroscientifiques laissent à penser qu’il s’agirait d’un état de dépotentialisation de la conscience rationnelle, au profit des processus instinctifs et imaginatifs, situés dans les couches plus profondes du cortex.

C’est la fameuse image du cerveau droit (logique) opposé au cerveau gauche (imaginaire).

L’hypnose permet de retrouver le chemin approprié à la communication plus directe avec l’inconscient. C’est le langage du changement. Il aide à quitter le rivage des rationalisations et des ressassements du conscient pour naviguer en pleine mer des combinaisons, des images et des trouvailles de l’inconscient, comme dit le Dr Dominique Megglé. C’est cet état, associé aux suggestions et métaphores thérapeutiques de l’hypnotiste, qui ouvre à une nouvelle manière de considérer le problème et les voies de sa résolution.




Méditation ou pratique de présence attentive


La méditation est une pratique multimillénaire qui revêt aujourd’hui de nombreuses formes, dont les plus connues sont issues du bouddhisme et de l’hindouisme par le yoga.

Pour ma part je pratique depuis près de vingt ans la méditation de présence attentive, qui dans la tradition indo-tibétaine est appelée shamatha-vipashyana. Ces termes exotiques pourraient se traduire simplement par attention et présence, ou encore paix et clarté.

Les anglais parlent de mindfulness et awareness, à la fois porter une attention précise et se laisser reposer dans une attention ouverte, défocalisée. Ces deux dimensions méditatives se retrouvent dans la plupart des écoles à travers l’Asie, et maintenant chez nous en France, où la méditation se démocratise et sort du strict cadre spirituel.

Dès les années 80 aux Etats-Unis, le Pr Jon Kabat-Zinn et d’autres médecins et psychologues occidentaux décident d’intégrer les pratiques de présence attentive à des protocoles de soins, notamment dans la réduction du stress chez les douloureux chroniques ou dans la prévention de la rechute dépressive. Cette rencontre de l’Orient contemplatif et de l’Occident technique donne lieu à une nouvelle approche du soin, dont certains experts disent qu’elle constitue la 3e vague des thérapies. En tout cas il s’agit d’une véritable lame de fond qui avance depuis plusieurs décennies avant de s’implanter sous nos latitudes.

Après des échanges avec Jon Kabat-Zinn ou Christophe André entre 2009 et 2012, j’ai adapté certaines pratiques d’attention et de présence à mes séances, bien que je ne suive pas les protocoles de mindfulness/pleine conscience mis en œuvre par ces pionniers.

Il me semble important de séparer l’approche spirituelle ou la quête existentielle d’un côté, et la recherche d’effets thérapeutiques de l’autre, ce qui change profondément la portée de la méditation. Ainsi il est préférable de distinguer la méditation en tant que telle de la pleine conscience ou mindfulness.

Par la mindfulness, certains bienfaits ont été enregistrés lors d’études scientifiques, notamment sur les affections liées au stress et à l’anxiété, comme les troubles du sommeil, la dépression, le burn-out etc. Son attrait principal réside dans le fait que tout le monde peut l'apprendre et l'utiliser dans sa vie de tous les jours. Elle est sans aucun risque pour la santé puisqu'il s'agit seulement de prêter attention à son expérience, moment après moment, sans jugement. Elle reconnecte avec les sensations corporelles et le souffle.

La méditation quant à elle ne vise aucun résultat thérapeutique mais, par sa grande ouverture et l’espace retrouvé pour être pleinement soi-même, peut avoir des effets importants qui changent le regard porté sur la vie.




Ma vision du soin : une approche intégrative


Aujourd'hui, il est important de ramener l'être humain a une plus grande unité avec lui-même. Le XXe siècle a été une époque de bouleversements et de morcellements, et les sciences humaines ont découpé et classifié les champs de l'expérience dans un but de compréhension scientifique. Et pourtant, il me semble crucial de traiter les différentes facettes d'un individu dans une plus grande cohérence. La thérapie, de manière concrète, doit lui permettre de relier sa vie physique à sa vie émotionnelle, ses conceptions mentales à son inspiration existentielle, ce niveau spirituel qui seul va donner sens pour chacun à sa présence sur terre. Le rôle du thérapeute va être de favoriser les liens et l'émergence d'une unité plus vaste, qui embrasse toutes ces dimensions : corporelle, émotionnelle, mentale et spirituelle. On parle alors d'une approche holistique ou intégrative. Cela parait alternatif de nos jours en France mais existe depuis les années 70 aux Etats-Unis avec des courants philosophiques et thérapeutiques majeurs. Pour ma part je reconnais m'orienter dans mon travail grâce à celui de pionniers comme Milton Erickson pour l'hypnose, Chögyam Trungpa pour la méditation et la psychologie contemplative, Carl Rogers pour l'approche centrée sur la personne et le primat de l'expérience, à la logothérapie de Viktor Frankl ou à la phénoménologie de Medard Boss inspirée par Martin Heidegger. Je m'intéresse de près aux travaux plus récents sur le traitement du traumatisme comme ceux de Peter Levine ou Bessel Van der Kolk, et à la compréhension du transgénérationnel selon les constellations familiales de Bert Hellinger. Surtout, c'est l'expérience auprès des patients, en plus des recontres avec des thérapeutes et d'une recherche continue, qui m'a amené peu à peu à modifier mon approche. D'abord axée sur la compréhension et l'analyse, elle a évolué vers plus de présence, d'écoute, de ressenti corporel et énergétique, et donne aujourd'hui une forme unique à chaque rencontre.





Rencontre sur rendez-vous au 06. 95. 19. 81. 04.

Pour tout renseignement contact par mail : nicolas.dinca@yahoo.fr

© 2019 par Coline DESCHAMPS